A L'INCONNU DU TRAIN.


Près de qui dormez-vous, puisque ce n'est pas moi
Qui touche votre corps, embrasse vos paupières
Et cueille vos soupirs au torrent de l'émoi ?
Qui donc peut, en vos yeux, créer cette lumière ?


Peut-être avez-vous dit bonsoir à des enfants
Avant de vous étendre au côté de madame ;
Vous parlez, vous lisez, puis l'habitude aidant,
Chacun de vous s'endort sans raviver la flamme...


Peut-être êtes-vous seul en un lit bien trop grand,
Peut-être espérez-vous l'amour, une présence...


Et vous me rêviez au nid de vos draps blancs,
Et si vous m'attendiez, plein d'un espoir immense !



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire