Clownesque

De ses long bras tendus, dérisoire et grotesque,
Il semblait défier le soleil et le temps ;
La brise froufroutait en ses vieux vêtements,
Son écharpe trouée et son chapeau clownesque.

Son ombre sur le sol s'étirait, gigantesque,
Crucifiée à vie aux cieux sanguinolents.
Au gibet du verger, on eût dit un dément
Grimaçant un sourire aux pleurs rocambolesques.

Sombre et triste pendu grinçant aux vents du soir,
Il paraissait en proie à quelque désespoir
Cloué sur l'horizon qui de pourpre s'habille.

Dans le couchant évanescent, je vis soudain
Un frêle oiseau, qui vint se poser sur sa main'

L'épouvantail fut ressuscité d'une trille.



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