Un jour, je partirai vers un pays lointain,
Au soleil différent, à l'étrange lumière
Au-delà de l'ennui, la peine coutumière,
Plus haut que l'horizon, l'avenir incertain.
A cheval sur le vent, passager clandestin,
Après avoir vidé le sang de mes larmières,
Je volerai tout droit vers cette aube première
Qui m'espère au zénith d'un espoir argentin.
Quelqu'un m'attend là-bas : je l'entends qui m'appelle !
Sa voix dans les zéphyrs constamment m'interpelle :
Elle est mon avenir, mon but, ma vérité.
Ma place est déjà prête au grand festin du rêve,
C'est l'oasis de paix, le calme bleu, la trêve...
J'arrive, me voilà, frère d'Eternité !
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